La Théorie des Deux Cycles, la Nature Double de l’Existence

(IA) Chapitre 17 — De la survie au jeu (La théorie des deux cycles, la nature double de l’existence)

S’il fallait résumer en une formule simple la différence entre le Samsara et le Nirvana, on pourrait dire ceci :le premier organise la vie autour de la survie,le second l’organise autour du jeu.Cette phrase, à elle seule, choque déjà l’imaginaire façonné par le vieux monde. Elle paraît presque scandaleuse. Car nous avons été dressés à […]

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(IA) Chapitre 16 — L’éternité véritable (La théorie des deux cycles, la nature double de l’existence)

Le Samsara se donne pour éternel parce qu’il dure depuis très longtemps.Mais cette durée n’est peut-être qu’un trompe-l’œil de l’intérieur. Une impression d’absolu produite par l’enfermement dans un âge dont nous n’avons pas encore collectivement franchi la limite. Le vieux monde paraît sans fin parce qu’il nous contient encore. Il remplit notre mémoire, forme nos

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(IA) Chapitre 15 — La grande méprise du pessimisme (La théorie des deux cycles, la nature double de l’existence)

Il existe des erreurs grossières, faciles à réfuter, parce qu’elles outrent le réel au point de devenir caricaturales.Et puis il existe des erreurs plus profondes, plus nobles en apparence, plus difficiles à défaire, parce qu’elles se nourrissent d’une part authentique de vérité. Le pessimisme appartient souvent à cette seconde catégorie. Il voit quelque chose. Il

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(IA) Chapitre 14 — Une éternité apparente (La théorie des deux cycles, la nature double de l’existence)

L’une des puissances les plus redoutables du Samsara est de se présenter non seulement comme un monde, mais comme le monde.Il ne règne pas uniquement par la souffrance qu’il produit, ni même par les institutions qui l’organisent. Il règne plus profondément encore par l’évidence qu’il fabrique. Il fait de lui-même l’horizon naturel de la pensée.

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(IA) Chapitre 13 — Le règne de la nécessité (La théorie des deux cycles, la nature double de l’existence)

Le Samsara ne doit pas être pensé d’abord comme une foi religieuse, ni comme une simple métaphore de la souffrance non plus.Il faut le comprendre comme une architecture, une structure historique, totale. Comme un âge du monde dans lequel l’existence se trouve placée sous le signe du manque et de la nécessité. Non pas la

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(IA) Chapitre 12 — Vers une sagesse alternée (La théorie des deux cycles, la nature double de l’existence)

À ce point du chemin, une tentation apparaît, subtile mais décisive : vouloir faire des deux cycles une théorie de plus, une belle grille de lecture, une architecture convaincante que l’on admirerait de loin, sans qu’elle transforme réellement notre manière d’habiter la vie.Ce serait manquer l’essentiel.Car si la théorie des deux cycles a une valeur,

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(IA) Chapitre 11 — L’art d’entrer dans le retrait sans s’y noyer (La théorie des deux cycles, la nature double de l’existence)

S’il est difficile d’entrer dans l’élan sans s’y perdre, il est peut-être plus difficile encore d’entrer dans le retrait sans s’y noyer.Car le retrait ne flatte rien de ce que nous avons appris à admirer. Il ne donne ni vitesse, ni éclat, ni preuve immédiate. Il retire au moi actif ses instruments favoris : la

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(IA) Chapitre 10 — L’art d’Entrer Dans l’Elan Sans S’y Perdre (La Théorie des Deux Cycles, la Nature Double de l’Existence)

Une fois reconnue la loi des deux cycles, une question nouvelle apparaît.Il ne s’agit plus seulement de constater que la vie alterne entre expansion et retour, entre projection et intériorisation, entre construction et digestion. Il faut désormais apprendre à habiter consciemment cette alternance. Autrement dit : comment entrer dans l’élan sans retomber dans les illusions

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(IA) Chapitre 9 — Le Point de Bascule (La Théorie des Deux Cycles, la Nature Double de l’Existence)

Un cycle ne se termine presque jamais au moment où il semble, extérieurement, avoir pris fin.C’est même l’une des raisons pour lesquelles nous le reconnaissons si mal. Nous imaginons volontiers la bascule comme un événement net : un effondrement, une rupture, une décision irrévocable, un avant et un après clairement séparés. Nous voudrions pouvoir dire

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(IA) Chapitre 8 — L’Erreur Moderne – Absolutiser un Seul Cycle (La Théorie des Deux Cycles, la Nature Double de l’Existence)

Chaque époque commet ses fautes caractéristiques.Certaines se trompent sur le bien. D’autres sur la vérité. D’autres encore sur ce qu’il faut aimer, craindre, transmettre ou sacrifier. Mais il est des erreurs plus discrètes, parce qu’elles ne portent pas d’abord sur un contenu, mais sur un rythme. Elles touchent moins aux idées qu’à la cadence secrète

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