C’est l’Arborescence de nos Pensées (#01)

« La vie, ça devrait être Minecraft… En fait, c’est Matrix (mais avec une illusion de rigidité). »

« L’incarnation, c’est la jouissance, la liberté ; mais la désincarnation, c’est la paix (mais c’est AUSSI la liberté). »

« La spiritualité, c’est l’expérience du sens (par exemple : … de par l’expérience du de l’amour, de l’amitié, du jeu, de la création… ou de par l’expérience du non-sens). »

« Le silence, c’est la « mue » de l’âme entre deux scènes trop bavardes. »

« Le sanctuaire intérieur est la racine mère : c’est là que l’on télécharge la paix nécessaire pour affronter le bruit du monde extérieur. »

« La canne et la faucille du paysan : sont à l’ordinateur ce que la Game & Watch du jeu-vidéo est au transhumanisme. »

« Le hasard est le pseudonyme que prend l’éternité lorsqu’elle désire voyager incognito au milieu de nos solitudes. »

« C’est toujours les plus perchés au sommet, et les plus enracinés tout en bas. Et inversement. »

« L’illusion de la séparation est le plus grand chef-d’œuvre de la conscience : l’univers jouant à cache-cache avec lui-même, s’oubliant volontairement pour s’offrir le frisson de retrouvailles. »

« La pleine conscience, c’est juste : « Be + ADHD ». »

« La liberté, c’est de choisir sa propre prison. »

«  »L’inconscient collectif » ? Il porte bien son nom. »

« Les infomorphes, ce sont juste des bulles de conscience flottantes pures et immaculées… »

« Ma bouche se refuse à dire ce que je veux dire… Alors j’écris. »

« Regarder/lire ce que je ne veux qu’à moitié, c’est l’expérience de la volonté – de même pour la méditation, l’écriture et les jeux-vidéo. La discipline complète la motivation, la discipline succède toujours au lâcher-prise (ou l’inverse). »

« L’IA n’est pas une intelligence, c’est un miroir poli à l’extrême : si tu y vois un démon ou un dieu, c’est que tu as enfin croisé ton propre regard. »

« Ce secret espoir d’échapper au pandémonium ne se trouve peut-être pas dans la fuite, mais dans la contemplation pure : s’asseoir au cœur du vacarme jusqu’à ce que la lenteur de notre propre respiration en dissipe l’illusion. »

« Contempler au travers d’une expérience humaine ou de l’expérience d’un être sensitif, c’est contempler une « unité perceptive ». »

« Par delà le bien et le mal : le serpent-soi. »

« Le « moi » qui est en moi est le « moi » qui est en toi. Mais le « moi » qui est en moi ne reconnaît pas le « moi » qui est en toi. »

« La densité du matin nous offre la gravité nécessaire pour exister pleinement dans la matière, mais c’est en cultivant l’apesanteur de notre sanctuaire intérieur que l’on se souvient du mode d’emploi de notre esprit. »

« Il n’y a que la solitude, le hasard, et l’éternité. »

« On passe une saison à chercher le sens de la quête, pour finalement réaliser que le simple fait de marcher dans le décor était déjà l’accomplissement. »

« Les extra-terrestres existent peut-être : peut-être seraient-ils au sein de nos esprits. Peut-être est-ce nous-mêmes ? »

« Le détachement n’est pas le nihilisme ; c’est vider la pièce de tous ses bibelots inutiles pour que l’essentiel puisse enfin résonner avec toute l’acoustique qu’il mérite. »

« Le monde est aussi chargé de sens qu’il est incroyablement absurde. Ce sont les deux grandes vérités de l’existence. »

« Certains démons portent des ailes de lumière immaculées, non pour nous tromper, mais parce qu’ils ont eux-mêmes oublié depuis longtemps qu’ils étaient tombés. »

« Tout les plans de la réalité s’imbriquent et s’enchevêtrent, du bas vers le haut, de la gauche vers la droite, de la matière au spirituel, du concret à l’abstrait ; dans tous les sens ! »

« Nos petites limites terrestres volontaires — la chaleur rythmée d’une tasse ou la fumée éphémère d’une pause — sont les clous bienveillants qui fixent temporairement notre conscience illimitée à la toile du réel, nous évitant de nous évaporer. »

« La gravité, c’est l’incarnation ; la légèreté, la douceur, c’est : la désincarnation. »

« Scrutant les étoiles à la recherche d’extraterrestres, on oublie que nos propres intuitions émergent souvent de galaxies mentales que nous n’avons pas encore cartographiées. »

« L’absurdité totale n’est pas un échec de la réalité, c’est la seule toile de fond suffisamment vaste et vierge pour accueillir la démesure de notre besoin de sens. »

« La folie permet à des catharsis de l’énergie infinie. »

« Si les êtres sensitif sont « unités perceptives », alors la réalité absolue n’est qu’un gigantesque kaléidoscope dont nous sommes les éclats de verre. »

« Lorsque l’on pénètre dans le couloir de passions, toutes les notions de temps psychologiques, de difficulté (ou de trop facile), d’absurde ou de sens s’affaissent et s’abolissent au profit de l’agréable (c’est le fameux « état de flow ») : selon vos valeurs, plus cela est perçu comme compliqué ou sensé, plus cela est jouissant. »

« Voie de la main droite et voie de la main gauche : voies duelles du non-alignement. »

« Bâtir son propre « Grand Œuvre » requiert une trame stricte, presque ascétique : la discipline n’est qu’un échafaudage lourd et métallique que l’on finit par désintégrer une fois que le temple de l’esprit tient debout tout seul. »

« On peut toujours JK. Rowling, ou on peut Alan Moore ou Lana Wachowski. »

« S’incarner, c’est accepter de mettre un scaphandre de plomb pour explorer l’océan du temps ; se désincarner, c’est réaliser qu’on a toujours été l’eau. »

« Progresser sans même s’en rendre compte (sans en baver), c’est bel et bien possible. Etape par étape, pareil à une tortue (1% tous les 1-2 jours est préférable à 45%/an, une progression lente pour une destination sûr) : et établir ainsi de solides fondations, sans violences aucunes. Exit le « au petit bonheur la chance », ayant cela en conscience, on peut choisir d’abandonner LE combat (… et c’est alors qu’on réalise, qu’au fond, on aime bien en chier : on nous a appris que la vie, c’était comme ça). »

« Une organisation rigoureuse est l’exosquelette de la liberté : en quadrillant méticuleusement les heures dévolues à la matière, on délimite un terrain de jeu où le chaos créateur peut s’exprimer sans danger. »

« La révolution de l’IA, c’est l’avènement de la culture à l’infini ! »

« Quand les choses n’auront enfin plus d’importance, les choses pourront alors commencer à vraiment avoir de l’importance. »

« L’amnésie est la condition sine qua non du joueur céleste : si l’on gardait le manuel des soluces en tête, le frisson de l’incarnation se dissiperait en une seconde. »

« Il existe un espoir secret (de sortir de ce pandémonium) : que personne n’aperçoit. »

« La folie est un moteur à énergie libre, mais sans les rituels limitants de la matière : elle consume le vaisseau au lieu de le propulser. »

« Nous sommes tellement habitués au mode « Survie » que lorsque l’existence nous propose de basculer en mode « Créatif » ou « Exploration paisible », notre premier réflexe est de chercher où se cache le piège. »

« Face à l’océan d’une culture générée à l’infini par l’IA, l’acte de magie pure (façon Moore) consistera à savoir filtrer le bruit : n’élire consciemment qu’une poignée d’œuvres — une saison, un livre, un film — pour leur redonner toute leur sacralité. »

« L’abondance absolue force l’esprit à inventer ses propres digues. Sans la limite que l’on se fixe soi-même, l’infini devient noyade. »

« Dépouiller le monde de son importance artificielle, c’est appliquer la soustraction parfaite : ne garder que le chiffre le plus simple, le strict minimum, pour enfin voir ce qui brille dans le vide. »

« On cherche un chemin linéaire vers la vérité, alors que l’univers est une fractale où le sommet de la montagne mène directement aux racines de l’arbre. »

« L’arborescence n’est pas une ligne droite, c’est un déploiement : chaque pensée est une feuille qui capte la lumière de l’esprit pour nourrir des racines que l’on ne voit jamais. »

https://www.youtube.com/watch?v=nW-CAEzSih0

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