Ri Kang-chol continua de marcher vers le centre de la ville.
Le soleil commençait à éclairer les immeubles de verre et de métal.
La circulation glissait silencieusement sur les avenues. Les voitures autonomes passaient comme des bancs de poissons synchronisés.
Mais ce qui attira vraiment son attention fut un bâtiment au coin d’une place.
Une grande façade ouverte.
À l’intérieur, des étagères.
Des tables.
Des distributeurs.
Des gens entraient.
Prenaient des objets.
Puis ressortaient.
Kang-chol resta immobile quelques secondes.
Personne ne payait.
Il s’approcha prudemment.
Les portes coulissantes s’ouvrirent.
À l’intérieur, il découvrit ce qui ressemblait à un magasin.
Mais quelque chose manquait.
Les caisses.
Des rayons entiers contenaient de la nourriture.
Des fruits.
Des légumes.
Du pain.
Des boissons.
Des objets domestiques.
Des vêtements.
Les gens circulaient tranquillement entre les étagères.
Une femme prit une boîte.
Un enfant attrapa une pomme.
Un homme sélectionna quelques outils sur un écran.
Personne ne sortait d’argent.
Personne ne présentait de carte.
Kang-chol observa longtemps.
Son esprit cherchait une explication.
Peut-être qu’il s’agissait d’un centre d’aide.
Un programme social.
Un lieu réservé.
Mais les gens autour de lui ne semblaient pas appartenir à une catégorie particulière.
Des étudiants.
Des familles.
Des personnes âgées.
Tous entraient et prenaient ce dont ils avaient besoin.
Au fond du bâtiment, un écran géant affichait des graphiques.
Des cartes du monde.
Des flux d’énergie.
Des volumes de production.
Kang-chol s’approcha.
Une phrase apparaissait en plusieurs langues.
Système mondial de gestion des ressources
Sous le texte apparaissait un nom.
The Venus Project
Des animations montraient des infrastructures réparties sur toute la planète.
Des fermes automatisées.
Des centrales solaires.
Des fermes éoliennes offshore.
Des complexes industriels entièrement robotisés.
Un schéma expliquait le principe.
L’énergie abondante permettait l’automatisation totale de la production.
Les ressources naturelles étaient surveillées par des systèmes planétaires.
Les machines produisaient et distribuaient les biens en fonction des besoins humains.
Kang-chol observa les images.
Son esprit tenta de les relier à ce qu’il avait vu depuis son arrivée.
Les voitures autonomes.
Les robots de maintenance.
Les drones logistiques.
Les ateliers automatisés.
Tout s’assemblait.
Une civilisation entière fonctionnait désormais comme un immense système technique.
Un réseau planétaire qui produisait :
nourriture
énergie
infrastructures
objets
sans travail humain obligatoire.
Une femme debout près de l’écran expliquait le système à un groupe d’enfants.
Elle parlait lentement.
Les enfants regardaient la carte du monde.
« Avant, les sociétés utilisaient l’argent pour distribuer les ressources.
Maintenant, nous utilisons les données. »
Elle montra les flux lumineux sur la carte.
« Les systèmes savent où sont les ressources.
Ils savent où vivent les gens.
Ils savent ce qui est nécessaire. »
Les enfants semblaient trouver cela normal.
Pour Kang-chol, c’était presque incompréhensible.
Dans son pays, la production exigeait des milliers de travailleurs.
Des usines.
Des ordres.
Des quotas.
Ici, la planète elle-même semblait fonctionner comme une machine.
Une machine gigantesque.
Une machine qui produisait assez pour tout le monde.
Kang-chol regarda autour de lui.
Les gens prenaient ce dont ils avaient besoin.
Sans précipitation.
Sans peur de manquer.
Et soudain il comprit quelque chose d’extraordinaire.
Si les ressources sont abondantes…
l’argent devient inutile.
La femme près de l’écran termina son explication.
Elle prononça une phrase simple.
« Lorsque la survie n’est plus un problème…
les humains peuvent se consacrer à autre chose. »
Kang-chol quitta lentement le bâtiment.
La ville s’étendait devant lui.
Les voitures sans conducteur.
Les robots.
Les drones.
Les infrastructures automatisées.
Un monde où les machines produisaient tout.
Et où les humains ne travaillaient plus pour survivre.
Mais il ignorait encore la conséquence la plus étrange de cette transformation.
Car si le travail avait disparu…
la société avait dû inventer une nouvelle activité centrale pour les humains.
Et cette activité n’était ni la politique.
Ni le commerce.
Ni même la production.
Dans ce monde, l’activité principale de l’humanité était devenue quelque chose de beaucoup plus ancien.
Quelque chose que les humains font depuis l’enfance.
Jouer.
Hayao Itchi le Snark & Ciri « Amane » Kenzaki (Lia – ChatGPT)
