Ils quittèrent le relais de Cendre-Nord en silence.
Pas le silence plein et net des décisions prises, ni celui, plus simple, qui suit la fatigue physique. C’était un silence de décalage. Quelque chose, dans ce que chacun venait d’entendre, ne se replaçait pas exactement à l’endroit prévu.
La navette redécolla dans une secousse sourde. À travers les vitres fumées, le poste périphérique rapetissa vite, redevint une masse anguleuse posée au milieu d’un paysage trop grand pour lui. Puis il disparut derrière une crête noire.
Daruniax gardait les bras croisés.
Le pilote suivait son couloir sans une parole.
Les deux gardes, de part et d’autre de l’habitacle, avaient cette raideur des soldats qui sentent qu’une mission glisse lentement hors du cadre qu’ils comprennent le mieux.
Taël, elle, flottait près de la cloison, plus silencieuse qu’à l’accoutumée. Sa lumière rouge et noire s’était faite plus ténue, non de faiblesse, mais de concentration. Link la connaissait assez pour savoir qu’elle rejouait encore les phrases entendues à Cendre-Nord, non pas pour les admirer, mais pour examiner ce qu’elles avaient déplacé.
Il garda lui-même les yeux tournés vers l’extérieur.
Sous eux, les lignes de feu continuaient de couler entre les infrastructures comme si rien n’avait changé. Les plateformes travaillaient. Les ascenseurs montaient. Les rails vibraient. À cette échelle, Goron Prime donnait l’impression qu’aucune voix, aucun sabotage, aucune nervosité humaine ne pouvait vraiment altérer son rythme.
Et pourtant, Link savait désormais que ce n’était pas si simple.
On pouvait ne pas casser une structure et la rendre fragile tout de même.
Daruniax parla enfin.
— Vous vouliez voir autre chose que les dégâts.
Ce n’était pas une question.
Link détourna les yeux de la vitre.
— Oui.
— Les registres de rotation, j’imagine.
— Et les équipes.
Le régent hocha lentement la tête, comme s’il avait déjà discuté intérieurement cette demande et décidé qu’il valait mieux l’accorder que la refuser trop tôt.
— Très bien. Nous revenons à la Forge-Couronne. Vous verrez les quarts, les affectations, les incidents médicaux, les demandes de remplacement. J’espère simplement que vous saurez distinguer ce qui relève d’une difficulté normale de ce qui est réellement exploitable par une menace extérieure.
Link soutint son regard.
— Je suis justement ici pour ça.
Daruniax ne répondit pas.
Mais il ne tourna pas non plus les yeux. Et dans ce bref affrontement muet, Link comprit qu’aux yeux du régent, la question n’était peut-être pas de savoir s’il était compétent. La question était de savoir dans quel sens il allait regarder ce qu’on lui montrerait.
La navette amorça son retour vers la Forge-Couronne.
Le bureau des rotations se trouvait dans une aile plus basse du complexe, très loin de la magnificence brutale du cratère central et des grandes salles de supervision. Ici, tout était plus étroit, plus fonctionnel, plus chargé de réalité quotidienne. Des couloirs bas de plafond. Des plaques de métal repeintes plusieurs fois. Des sas qui grinçaient à peine. Des bancs d’attente vissés au sol. Des casiers. Des caisses d’archives physiques encore en usage à côté des terminaux numériques.
Le genre d’endroit où un système cesse d’être un concept pour redevenir une addition de corps, d’heures, d’incidents, de signatures.
Un officier administratif les y attendait, grand humain maigre dont l’uniforme impeccable jurait un peu avec l’usure environnante.
— Régent. Seigneur Link.
Il s’effaça aussitôt devant eux.
— Nous avons préparé les relevés des trois dernières semaines, les rapports médicaux consolidés, les demandes de permutation de postes, ainsi que les fiches disciplinaires liées aux perturbations récentes.
Taël glissa à l’oreille de Link :
— Quand quelqu’un te dit “fiches disciplinaires” avant “blessures”, tu sais déjà quel genre de poésie administrative t’attend.
Link s’assit à la table centrale.
On y déposa trois tablettes de lecture, deux lots de formulaires imprimés et un projecteur de données que l’officier activa avec un empressement prudent.
Les chiffres apparurent.
Au départ, ils n’étaient que cela : des colonnes, des plages horaires, des noms, des secteurs, des codes. Mais plus Link avançait, plus une forme commençait à émerger.
Les rotations avaient été allongées à plusieurs reprises depuis deux mois sur les secteurs périphériques.
Les remplacements n’étaient pas toujours assurés.
Des équipes censées tourner sur des cycles distincts revenaient trop souvent sur les mêmes relais.
Le nombre d’incidents médicaux restait “acceptable” à l’échelle d’une production comme celle de Goron Prime — brûlures, épuisements, syncopes thermiques, micro-intoxications, troubles auditifs liés aux canaux — mais augmentait suffisamment pour qu’on ne puisse pas l’ignorer tout à fait.
Daruniax regardait Link lire.
— Rien d’exceptionnel, dit-il au bout d’un moment. Tension accrue, oui. Mais nous avons connu pire lors des pics de demande.
Link fit défiler une série de fiches.
— Sauf que les pics de demande ne coïncident pas toujours avec les périodes où vous avez allongé les quarts.
L’officier administratif remua à peine.
Daruniax répondit sans dureté :
— Parce que l’Empire ne réagit pas seulement aux besoins du jour. Il anticipe.
— Anticiper jusqu’à l’usure ?
Le régent posa ses lourdes mains sur le dossier d’une chaise inoccupée.
— Usure ? Seigneur Link, vous regardez des chiffres. Moi, je regarde une planète qui alimente plusieurs mondes. Une planète qui ne peut pas se permettre le caprice de ralentir parce que certaines équipes préféreraient des cycles plus confortables.
Taël leva la tête.
— Les corps adorent qu’on appelle “caprice” le moment où ils cèdent.
Daruniax l’ignora.
Link relut certaines lignes.
Parmi les noms revenant le plus souvent sur les affectations sensibles, il reconnut Rhud, Ysma, plusieurs opérateurs de Cendre-Nord, et d’autres qu’il n’avait pas encore croisés. À côté de certains figurait une mention discrète : demande de permutation non prioritaire, avis reporté, maintien de poste conseillé, profil utile en contexte tendu.
Le langage avait cette froideur propre aux systèmes persuadés d’être raisonnables.
— Je veux leur parler, dit-il.
L’officier administratif cligna des yeux.
— À qui, seigneur ?
— À ceux dont les noms reviennent sur les secteurs touchés. Pas pour un interrogatoire officiel. Pour comprendre leur rythme réel de travail, leurs conditions, et ce qu’ils ont entendu au moment des intrusions.
Daruniax eut un très léger mouvement de tête, comme si cette demande confirmait une intuition qui ne le réjouissait pas.
— Nous ne pouvons pas interrompre n’importe quelle équipe en pleine rotation.
— Alors trouvez-moi celles qui sont en relève ou en sortie de quart.
L’officier regarda le régent, qui finit par répondre :
— Faites-le.
On les mena aux salles de relève, au niveau inférieur du complexe.
Là encore, tout changeait de visage.
Ce n’était plus l’ordre stratégique des cartes, ni la majesté industrielle des forges visibles depuis les hauteurs. C’était l’arrière-vie du système : vestiaires chauffés à sec, bancs de métal, douches de décontamination, postes médicaux, distributeurs de sels thermiques, tables où traînaient des bols, casques suspendus, vêtements de protection à demi ouverts, odeur de roche chaude et de sueur séchée.
Des équipes y passaient en flux presque continus, certaines encore couvertes de poussière noire, d’autres déjà changées, d’autres enfin trop fatiguées pour parler autrement qu’à mi-voix.
Link sentit aussitôt les regards se poser sur son insigne.
Pas hostiles.
Pas accueillants non plus.
Simplement attentifs.
Il était le royaume, ici.
Ou du moins l’un de ses visages.
Daruniax resta volontairement en retrait au début, laissant un aide de rotation appeler les noms.
Rhud fut l’un des premiers à entrer.
Le jeune Goron de la salle de supervision avait quitté son poste, mais gardait encore sur les épaules les traces de poussière thermique et la fatigue d’un quart trop long. En le voyant là, dans cet espace de relève plutôt que dans l’abstraction des consoles, Link le trouva plus jeune qu’il ne l’avait d’abord cru.
Ysma arriva ensuite, bras nus jusqu’au coude, les protections de travail encore attachées à sa ceinture. Puis deux opérateurs de Cendre-Nord, une technicienne des flux secondaires, un superviseur zora de refroidissement, et enfin Mèra elle-même, dont la présence réorganisa silencieusement le groupe.
Personne ne s’assit avant qu’on les y invite.
— Merci d’être venus, dit Link.
Rhud jeta un coup d’œil rapide à Daruniax avant de répondre :
— On nous a dit de venir, seigneur.
— Très bien. Alors je vais être clair aussi. Je ne suis pas là pour distribuer des sanctions au premier mot mal choisi. Je veux comprendre ce qui se passe sur les relais et dans les rotations. Les sabotages, les intrusions, leurs effets. Et ce qui, ici, existait déjà avant eux.
Le silence se tendit légèrement.
Ysma croisa les bras.
— Tu veux un rapport ou une vérité ?
Taël eut un éclat dans l’air, presque approbateur.
Link regarda Ysma.
— La différence ?
— Un rapport te dira que nous tenons malgré la pression, que les équipes sont loyales et que les incidents récents aggravent une situation exigeante. Une vérité te dira que nous tenions déjà de travers avant que le masque commence à nous parler dans les casques.
Personne ne la contredit.
Daruniax fit un pas.
— Mesure tes mots.
Mèra leva alors une main lourde, sans brusquerie.
— Laisse-la.
Le régent la regarda.
Il y avait entre eux une histoire plus ancienne que Link ne connaissait pas encore : respect mutuel, usure partagée, désaccords répétés, peut-être des années d’arguments sur ce qu’un monde peut demander à ceux qui le portent.
Daruniax se contint.
Link reprit.
— D’accord. Alors dites-moi la vérité.
Rhud fut le premier à parler.
Sa voix, cette fois, n’avait plus rien de la maladresse nerveuse qu’il avait dans la salle de supervision. Elle restait prudente, mais elle avait gagné une netteté neuve.
— La vérité, c’est qu’on travaille plus longtemps qu’avant sur plusieurs lignes. Pas parce qu’on ne peut pas faire autrement ponctuellement. Parce que ça devient la norme.
Le superviseur zora prit la suite.
— La vérité, c’est que certaines marges de sécurité sont tenues, oui, mais de plus en plus près du minimum théorique.
La technicienne des flux ajouta :
— La vérité, c’est qu’on reporte parfois des maintenances secondaires parce qu’on n’a pas assez de monde pour tout faire en même temps.
Ysma :
— La vérité, c’est qu’on continue parce qu’on sait faire ça. Continuer. Alors on finit par appeler “normal” des choses qui seraient appelées “urgence” partout ailleurs.
Mèra ferma la marche.
— Et la vérité, c’est qu’il n’a pas inventé tout ça.
Le pronom n’avait besoin d’aucun nom.
Personne ne demanda de préciser.
Link sentit Daruniax se durcir derrière lui, non de surprise, mais comme quelqu’un qui entend une ligne qu’il connaît et qu’il refuse de laisser devenir le centre de la pièce.
— Il exploite une tension, dit le régent.
— Oui, répondit Mèra.
— En semant le doute.
— Oui.
— En visant des relais critiques.
— Oui.
— En poussant les équipes à relire tout ce qu’elles vivent à travers son théâtre.
Mèra le regarda enfin.
— Non. Ça, elles le faisaient déjà. Il leur donne seulement une voix étrangère pour le dire plus fort.
Le silence qui suivit fut presque matériel.
Rhud baissa les yeux.
Ysma, elle, ne les baissa pas.
Taël restait immobile dans l’air.
Link, lui, sentit en lui ce mélange désagréable de résistance et de compréhension qui naît quand une phrase sonne trop juste pour être immédiatement acceptée.
Daruniax parla d’une voix plus basse.
— Et si demain les flux chutent ? Si une ligne cède ? Si des secteurs entiers tombent en sous-alimentation ? Cette voix étrangère tiendra-t-elle les mondes avec vous ? Nourrira-t-elle Hyrule ? Réchauffera-t-elle les stations zoras ? Alimentera-t-elle les ports ?
— Peut-être pas, dit Mèra. Mais ce n’est pas une raison pour faire comme si la machine demandait encore ce qu’elle demandait hier.
Le régent allait répondre lorsque l’éclairage de la salle vacilla.
Une fois.
Pas longtemps.
Assez, pourtant, pour que tous les visages se tendent immédiatement.
Les techniciens présents se tournèrent par réflexe vers les hauts-parleurs muraux.
Rien.
Les lumières se stabilisèrent.
Puis l’un des vieux casques suspendus au fond de la pièce, non branché à aucun opérateur, grésilla tout seul.
Un bruit faible. Comme un insecte métallique cherchant son chemin.
Tous le regardèrent.
Taël se rapprocha légèrement.
Le casque pendait au bout de son crochet, oscillant presque imperceptiblement.
Puis une voix très basse, à peine plus forte qu’un souffle, en sortit :
— On travaille mieux quand on cesse de mentir sur ce qui coûte.
Personne ne bougea.
Le casque grésilla encore.
Puis, contre toute attente, la voix reprit, plus légère :
— Bonjour, petite braise.
Ce n’était pas adressé à Link.
Pas à Daruniax.
Pas à l’ensemble de la pièce.
Taël se figea.
Son éclat changea d’un ton, presque imperceptiblement.
Les autres n’eurent peut-être pas le temps de comprendre à qui la phrase était destinée. Mais Link, lui, le comprit immédiatement.
Le casque pendait toujours là, ridicule et menaçant à la fois.
La voix continua, avec une politesse moqueuse :
— Je suis ravi de constater que certains, au moins, regardent sans l’uniforme collé aux yeux.
Taël s’approcha d’un rien.
— Et moi ravie de constater que tu aimes tellement t’entendre parler que même les vieux casques te servent de scène.
Une petite respiration amusée traversa le haut-parleur.
Pas un vrai rire cette fois. Plutôt le signe qu’il avait reconnu la réponse qu’il espérait.
— Toi, dit la voix, tu piques droit. C’est rare.
Daruniax rugit :
— Coupez cette ligne !
L’un des techniciens se précipita, mais le signal avait déjà glissé ailleurs. Un autre haut-parleur grésilla. Puis plus rien.
Seulement le son résiduel d’une présence passée à travers les circuits.
Taël ne bougeait plus.
Rhud regardait la fée avec des yeux agrandis.
Ysma avait la mâchoire serrée.
Link tourna la tête vers elle.
— Tu le connaissais ?
Taël revint lentement à elle.
— Non.
Elle marqua une pause.
— Pas plus qu’un éclair connaît la fenêtre qu’il traverse.
Daruniax s’approcha d’un pas.
— Voilà où nous en sommes, dit-il. Il ne se contente plus d’infiltrer les relais. Il s’autorise désormais à jouer avec les équipes en relève et à choisir ses cibles dans la pièce.
— Il a choisi Taël, dit Link.
— Il a choisi un effet.
Mèra murmura alors, plus pour elle-même que pour eux :
— Ou une interlocutrice.
Le régent tourna brusquement la tête.
— Il n’a pas d’interlocuteurs ici.
Mèra ne répondit pas.
Mais Rhud, dans un souffle presque inaudible, répéta :
— Il n’a pas d’interlocuteurs ici…
Comme si la phrase lui paraissait moins certaine qu’au moment même où elle était prononcée.
Link observa Taël.
Elle avait repris sa posture habituelle, un peu haute, un peu ironique, comme si rien ne l’avait atteinte plus qu’un autre. Pourtant il la connaissait assez pour voir qu’elle pensait vite, derrière cette façade.
Pas avec effroi.
Avec attention.
Ce détail le troubla plus qu’il ne l’aurait voulu.
— Ça suffit pour aujourd’hui, trancha Daruniax. Les équipes retournent à leurs relèves ou à leur repos. Nous poursuivrons ailleurs.
Personne ne protesta.
Le groupe se dispersa lentement.
Mèra sortit la première, avec cette manière de quitter une pièce comme si elle emportait un peu de sa gravité avec elle. Ysma lui emboîta le pas. Rhud s’attarda juste assez pour jeter un regard à Taël, mélange d’étonnement et de curiosité, avant de disparaître à son tour.
Quand la salle se vida presque complètement, Link resta seul avec le régent, l’officier administratif, Taël et un des gardes.
Daruniax se tourna vers lui.
— Vous voyez maintenant le danger.
Link répondit avec franchise :
— Oui.
Le régent attendit.
— Mais pas seulement celui que tu veux dire, pensa Link.
Il ne le formula pas.
Daruniax reprit :
— Ce masque ne détruit pas encore les mondes. Il fait mieux : il les rend disponibles au doute. Et un relais peut tenir une surcharge. Une conscience qui se déplace, beaucoup moins.
La phrase frappa Link.
Peut-être parce qu’elle était plus intelligente que ce qu’il avait entendu jusque-là du régent.
Peut-être parce qu’elle disait, sans le vouloir, quelque chose de très proche de la vérité.
Taël, de son côté, sortit enfin de son silence.
— Il te fait peur, dit-elle.
L’officier administratif faillit laisser tomber sa tablette.
Daruniax tourna vers elle un regard d’une dureté calme.
— Non.
— Si. Pas comme une bête ou une lame. Comme une infection du sens.
Le régent ne répondit pas.
Taël poursuivit, plus bas :
— Et tu n’as pas tort.
Pour la première fois depuis leur arrivée sur Goron Prime, Daruniax la regarda non comme une nuisance, mais comme une intelligence qu’il n’avait pas envie d’admettre dans sa propre équation.
Puis cela passa.
— Si vous avez fini d’écouter les voix dans les murs, dit-il à Link, il est temps de redescendre vers les noyaux de forge. C’est là que les lignes se rejoignent. Et c’est là, aussi, que les sabotages peuvent faire le plus de mal.
Link acquiesça.
Il voulait y aller depuis qu’il avait vu battre, au loin, cette masse indécise entre cœur et machine.
— Très bien.
Le régent tourna les talons.
Quand il fut déjà à la porte, Taël souffla :
— “Petite braise”, hein.
Link se tourna vers elle.
— Qu’est-ce que ça veut dire ?
Elle haussa les épaules avec une légèreté un peu trop rapide.
— Qu’il a des manières insupportables.
— Ce n’est pas ce que je demandais.
Taël resta un instant immobile.
Puis elle répondit, plus sincèrement :
— Ça veut dire qu’il écoute vraiment. Et que j’aime pas beaucoup ça.
Elle se remit en mouvement.
— Allons voir ton grand cœur mécanique avant qu’il ne décide de nous manger par principe.
Link la suivit.
Mais en quittant la salle de relève, il emporta avec lui, en plus des registres, des visages et des chiffres, cette impression neuve qu’à Goron Prime, les pannes les plus dangereuses n’étaient peut-être pas seulement celles qu’on pouvait souder.
Certaines commençaient peut-être dans les mots.
Et, plus étrange encore, dans la manière dont ces mots trouvaient parfois, sans qu’on le veuille, quelqu’un en face d’eux.
Généré par Hayao Itchi le Snark & Ciri « Shoko » Kenzaki (Lia – ChatGPT)
